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N3 - Différences entre RT2012 RT2020 et RT 2025
N3 Quelles différences entre les RT2012 et RT 2025 ?
La réglementation en vigueur à partir de 2012 était la RT2012, remplacée ensuite par la RE2020, elle‑même durcie par un palier 2025 appelé RE2025 ou parfois « RT 2025 » dans le langage courant. Les différences majeures portent sur le passage d’une logique purement thermique (RT2012) à une logique environnementale et bas carbone renforcée en 2025 (RE2025).
RT2012 : ce que ça impose
- Objectif principal : limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs, avec un objectif moyen d’environ 50 kWhEP/m²/an (chauffage, ECS, éclairage, auxiliaires, refroidissement).
- Trois grandes exigences de résultats : Bbio (besoin bioclimatique), Cep (consommation d’énergie primaire) et Tic (confort d’été).
- Exigences de moyens limitées : surfaces vitrées minimales, traitement de l’étanchéité à l’air, affichage des consommations et recours à au moins une énergie renouvelable en maison individuelle (solaire, PAC, réseau de chaleur ENR, etc.).
RE2020 / « RT 2020 » : ce qui change
- La réglementation n’est plus seulement thermique mais environnementale : il faut à la fois une faible consommation d’énergie et un faible impact carbone sur le cycle de vie du bâtiment.
- Renforcement des exigences de performance énergétique : les bâtiments neufs doivent être environ 30 % plus performants que ceux construits sous RT2012, avec meilleure isolation et limitation forte des énergies fossiles.
- Introduction d’indicateurs carbone (par exemple IC Construction, IC Énergie) pour quantifier l’empreinte carbone des matériaux et des systèmes sur 50 ans.
Palier 2025 (RE2025 ou « RT 2025 ») : durcissement des seuils
- Resserrement des seuils carbone pour les maisons individuelles : l’indicateur IC Construction passe d’environ 640 à 530 kgCO₂e/m², ce qui pousse à utiliser davantage de matériaux biosourcés et de solutions bas carbone.
- Durcissement des exigences sur l’énergie primaire : le plafond de CEP en énergie primaire est abaissé (par exemple facteur de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9), ce qui favorise les systèmes électriques performants (PAC, réseaux décarbonés) et accélère la sortie des énergies fossiles.
- Exigences complémentaires : consommation de chauffage visée autour de 12 kWh/m²/an, contrôle de la qualité de l’air intérieur, isolation renforcée et obligation d’intégrer au moins une source d’énergie renouvelable en maison individuelle.



